Learjet 85 - Faillite d'un fournisseur de Bombardier
Mots clés : Bombardier, Learjet 85, Grob Aerospace, Faillite, Entreprise, Québec (province)

Photo: Le Devoir
Un porte-parole de Bombardier Aéronautique, Marc Duchesne, a soutenu que le travail de Grob sur le Learjet 85 allait «se poursuivre comme à l'habitude». Bombardier a l'intention de mener le programme à terme, a-t-il affirmé au cours d'un entretien téléphonique.
«Grob ne quitte pas le programme du Learjet 85, a martelé M. Duchesne. Ils vont continuer d'opérer sous la supervision d'un gestionnaire intérimaire [...] Ils vont continuer à travailler avec nous sur le Learjet 85. Autrement dit, ça ne sera pas un lock-out des employés demain.» Jusqu'ici, Bombardier a reçu 46 commandes fermes et 90 lettres d'intention pour le Learjet 85, qui doit entrer en service d'ici janvier 2013. M. Duchesne n'a pas voulu «spéculer» sur les éventuels retards que pourrait entraîner la restructuration de Grob.
La déconfiture du constructeur découle d'un manque de liquidités causé par les retards pris par le développement de son nouveau jet d'affaires SPn. Devant la situation, le prêteur de l'entreprise a décidé de lui couper les vivres.
Le chef de la direction de Grob, Niall Olver, a indiqué mardi qu'il examinait toutes les possibilités afin de régler le problème de liquidités «sans délai».
Le Learjet 85, dont la structure doit être entièrement fabriquée de matériaux composites, pourra transporter huit passagers à une vitesse de croisière de Mach 0,82 sur une distance de plus de 5500 kilomètres.
Les structures des prototypes du Learjet 85 doivent être fabriquées à l'usine de Grob à Tussenhausen-Mattsies, près de Munich, où se trouvent présentement les équipes de conception conjointes des deux constructeurs.
L'action de Bombardier a clôturé hier à 7,22 $, en baisse de 3,2 %.

